Théâtre

Trois monologues évoquant les mensonges que les hommes profèrent pour se plaire, séduire l'autre et embrasser la vie que leur imaginaire projette sur le réel. ©Electre 2023

Au croisement du récit, du monologue et du poème, ces deux textes se font écho à travers deux héros antiques se préparant à mourir. Dans le métro à New York, Onysos, vieillard en guenilles, relate son épopée, de sa naissance aux monts Zagros jusqu'à Ilion, où il décide de mourir aux côtés des Troyens. Sur son lit de mort, Alexandre le Grand raconte son destin et sa soif inextinguible d'inconnu.

«Toutes les vies sont ratées» est l'une des dernières répliques de cette pièce qui propose une vertigineuse et ironique descente dans les troubles de l'histoire helvétique. Curieux destin que celui de ce serviteur absolu appelé Anton, Juif errant venu réclamer une dette en souffrance à un couple de confiseurs suisses retraités auprès desquels il se fait engager comme domestique pour pouvoir leur arracher la vérité.

Pièce créée en 1948. La difficile intégration sociale et les problèmes affectifs d'un jeune soldat démobilisé, né de parents inconnus. Un grand succès québécois de l'après-guerre.

Après Fridolin et Tit-Coq, c'est en 1959 que Gratien Gélinas met au monde le personnage de Blaise Belzile, dit Bousille, un orphelin sur qui repose le pouvoir de faire innocenter, au tribunal, l'un des membres de la famille qui l'a «charitablement» recueilli. Mais ce pouvoir repose sur un parjure, un mensonge. Qu'à cela ne tienne?: le chef de la famille Grenon, de Saint-Tite, ne va pas hésiter à faire usage d'intimidation et de violence physique pour forcer Bousille à taire la vérité. Compte tenu du caractère de Bousille, un simple d'esprit à la personnalité angélique, le faux témoignage aura des conséquences tragiques.

Une édition enrichie d'une analyse de Michel Corvin en guise de préface, présentant la version définitive ainsi que celle éditée en 1947. L'éditeur a également inséré un court texte intitulé "Comment jouer Les bonnes" que Genet donnait à lire avec la pièce depuis 1963. ©Electre 2020

Barabbas prend la tête d'une émeute populaire, au nom de celui qu'on a crucifié à sa place et qui voulait tout chambarder.

Renoue avec la tradition du théâtre romantique où le mouvement, le spectaculaire et la démesure sont les principaux ingrédients d'un plaisir chimiquement pur. ©Electre 2022

La pièce LES BELLES-SOEURS de Michel Tremblay est née le 4 mars 1968 lors d'une lecture publique dans un minuscule théâtre de la métropole. Cinquante ans après sa création, le journaliste Mario Girard raconte l'histoire qui a entouré la naissance de cette oeuvre majeure de la dramaturgie québécoise. À partir de témoignages, de documents d'archives et de photographies, on découvre comment, un jour de 1965, l'idée est venue au jeune Tremblay d'écrire une pièce en joual rassemblant 15 femmes dans une cuisine autour d'un million de timbres-primes Gold Star. L'auteur revisite le contexte historique et social dans le quel LES BELLES-SOEURS ont été créées, la polémique qui a suivi, le triomphe que la pièce a obtenu auprès du public et, surtout, les répercussions que cette oeuvre a eues sur la culture québécoise. Tremblay n'a pas voulu choisir entre Antigone et La Poune: il a pris les deux. Et en faisant cela, il a aidé tout un peuple à trouver sa voix.

Hélène est retenue prisonnière bien que Paris ne l'aime plus. Hector au nom de Troie et Ulysse, pour la Grèce, tentent de sauver la paix. Avec des dossiers comprenant une fiche d'identité de l'oeuvre, sa genèse, les contextes, un tableau chronologique mais aussi une étude sur la structure, l'action et les personnages, le destin de l'oeuvre et une étude sur le théâtre, les réécritures...
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