Philosophie

Traduction du dialogue qualifié d'aporétique, c'est-à-dire sans conclusion.

Qu'est-ce que la science ? Ou encore : au nom de quels critères un énoncé peut-il être présenté comme science ? A cette question, le Théétète apporte trois tentatives de réponse qui sont autant d'impasses : la science n'est ni sensation, ni opinion vraie, ni opinion vraie accompagnée d'une définition. Echec d'une discussion stérile, attente déçue de qui se croyait convié au spectacle d'un accouchement de la vérité ? Non, si l'on sait lire dans le Théétète la leçon du socratisme : la science, c'est de savoir que la science nous échappe. Le Théétète, en pratiquant l'impasse, s'érige en carrefour. S'y rencontrent, quand y est tentée une solution de l'énigme des irrationnelles, l'histoire des mathématiques ; celle, très platonicienne bien qu'encore la nôtre, de la philosophie ; les pouvoirs de la rhétorique , car c'est en elle, à bien entende le sophiste, qu'il nous faut apprendre à reconnaître la science ; la question, enfin, que Platon n'a cessé de poser : comment rétablir la dialectique dans ses droits ?

Sans doute le plus animé et le plus féroce des dialogues platoniciens dans lequel Platon s'attaque au fondement de la démocratie et esquisse une nouvelle forme de pouvoir. Il se veut le protocole éthique d'un engagement politique et débat donc des conditions du gouvernement de soi et des autres.

Dans ce dialogue, Platon compare la civilisation de l'Athènes du passé et celle de l'Atlantide qui s'opposent comme deux idéaux différents. À la vertu raisonnable et à la force mesurée des Athéniens est confrontée la puissance brutale et sans frein des Atlantes.

Les lettres présentent, par rapport au reste de l'oeuvre de Platon, un double intérêt : là seulement le philosophe parle à la première personne, là seulement il se décrit en action. Les Lettres nous présentent un autre Platon que celui des dialogues, celui qui, tout jeune homme, veut jouer un rôle politique à Athènes et qui, plus tard, cherche à réaliser à Syracuse les projets politiques qu'on trouve exposés d'abord dans la République, puis dans le Politique et dans les Lois. Plar là, Platon ouvre une tradition qui se maintiendra après lui, comme en font foi, entre autres, les exemples de Descartes auprès de Christine de Suède, de Voltaire auprès de Frédéric II de Prusse ou de Diderot auprès de Catherine II de Russie : celui du philosophe conseiller du chef d'état. Traduction inédite et présentation de Luc Brisson

Ce texte majeur de la philosophie antique signe la naissance de la philosophie du langage. Il s'interroge sur les rapport du mot et de la chose.

Premier volume d'une série de trois contenant les cours sur les dialogues socratiques que l'auteur a dispensés au cours de plus de trente années d'enseignement. Il aborde la problématique philosophique de ces textes dans un dialogue qui ressemblerait à celui de Platon et de ses élèves.

Ce célèbre dialogue de Platon, sommet de la métaphysique occidentale, interroge les degrés et l'unité de l'être.

Ce dialogue met en scène les dernières paroles de Socrate. Le propos en est ce que le philosophe doit savoir de la mort, et comment face à elle il doit se comporter.

Dans sa prison, Socrate, condamné à boire la ciguë, reçoit à la veille de sa mort, son riche ami Criton qui lui propose de s’évader. Le condamné refuse au nom du devoir et imagine, dans une célèbre prosopopée, le discours que lui tiendraient les Lois de la Cité.

