Sciences sociales

Sous la forme d'une lettre qu'elle lui adresse, N. Huston évoque son admiration pour Grisélidis Réal (1929-2005), prostituée, écrivaine et artiste suisse, célèbre pour avoir milité en faveur des droits des travailleuses du sexe. Dans un texte résolument féministe, elle réhabilite la modernité de sa pensée et interroge le rôle du corps féminin dans le rapport au monde. ©Electre 2022

Une réflexion sur la différence entre les sexes, réalité biologique à partir de laquelle N. Huston évoque des sujets comme la guerre, la politique, le viol, les abus sexuels ou encore la prostitution. Mêlant son expérience personnelle, de garçon manqué, de mère récalcitrante et d'écrivaine forcenée, à des références littéraires et scientifiques, elle ouvre des pistes de réconciliation. ©Electre 2025

Ce petit livre - dont le titre provient de la sagesse traditionnelle bantoue - rassemble dix-huit textes de Nancy Huston, écrits pour la plupart au printemps 2020, alors que la pandémie de la COVID-19 se répand dans le monde entier. D'abord paralysée par la situation de confinement aussi contraignante qu'inattendue, et retenue indéfiniment hors de Paris, l'auteure voit en quelque sorte son esprit se mettre en berne, redoutant que sa plume ne se voie confinée elle aussi. Mais rapidement le souffle de la vie reprend, et celui de l'écriture remonte haut et fort. Fusent alors sous sa plume des textes qu'elle enverra au Devoir, à Châtelaine, à Libération, à Reporterre... Cet ensemble d'observations fines et d'analyses percutantes, souvent livrées sur le ton intime du journal personnel, finissent par constituer un seul et même « SOS terre » qui entre en résonance ou en dialogue avec les lavis réalisés par Edmund Alleyn dans les dernières années de sa vie.

Mêlant mémoire familiale, essais philosophico-féministes et critique littéraire, l'écrivaine explore les frontières mouvantes de l'expérience humaine et les questions liées à la figure maternelle à travers des histoires personnelles sur sa mère, sa grand-mère, sa fille ainsi que des récits sur ses mères artistiques telles que Jane Austen, Emily Brontë et Louise Bourgeois. ©Electre 2024

La relation de l'auteure à sa fille est évoquée en un huis clos intégrant l'univers du conte. En liant la maternité à la figure traditionnelle de la sorcière, elle la représente aussi comme détentrice de savoirs, de pouvoirs et de secrets transmissibles, et évoque les tensions, les inquiétudes et la violence qui tissent les relations filiales

La vie du père Joseph, homme politique et mystique pratiquant au XVIIe siècle. Au travers de ce personnage, l'auteur mène une réflexion passionnée sur les rapports entre politique et religion, en révélant aussi sa vision de l'humanité en dehors de toute idéologie, qu'elle soit marxiste, scientiste, libérale ou freudienne.

Les us et coutumes des Japonais sont commentés et illustrés de dessins humoristiques : la manière dont naît une idylle, le langage de la sensualité nippone, les shojo mangas, l'origine des mythes et légendes. Une partie de l'ouvrage est consacrée aux formules de politesse et gros mots.

Conflit des générations : les parents sont de plus en plus éloignés de leurs enfants.

Dans cet ouvrage, l'auteur prolonge sa critique de la société industrielle en dénonçant la servitude née du productivisme, le culte de la croissance et de la réussite matérielle. Pour répondre à la menace d'une apocalypse technocratique, il propose la redécouverte de l'espace du bien-vivre ou convivialité, voie par laquelle les sociétés s'humaniseront.

Un portrait sociologique de l'individu contemporain et de son rapport à l'amour : incapacité à choisir, narcissisme, marchandisation de la rencontre, refus de s'engager, etc...

