Romans

Anna et Angela ont été conçues le même jour de mai, dans les dunes venteuses de la mer du Nord. Alors que leur caractère et leur condition sociale les opposent, leurs destins s'emmêlent dès leur enfance, se projetant et se répercutant l'un sur l'autre. Au fil des années, Anna et Angela tissent la trame de leur vie, grandissent, aiment, défaillent et s'assagissent sur le fond de la crainte et de la fascination qu'elles éprouvent l'une pour l'autre. Mais de Delft à Amsterdam, et de l'Indonésie à la Normandie, qui, de la conventionnelle Anna ou de l'impétueuse Angela, réussit le mieux sa vie?

Durant les jours qui suivent la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, Liv, jeune Québécoise venue étudier en Allemagne, est invitée chez une amie à Winterhüde, en banlieue de Hambourg. Des années plus tard, le 11 septembre 2001, sa fille Sabine contemple les tours enflammées de Manhattan depuis les quais de Jersey City. Entre ces deux dates, qu'est-il arrivé à la première, adolescente qui rêvait de changer le monde ? Et quel sera l'avenir de Sabine ? Trouvera-t-elle son identité dans une Amérique qui brûle de se venger ? Dans l'Allemagne de son père ? Dans la langue rassurante de sa mère ?

Maman, j’aimerais te parler encore une fois. De ma vie. De la tienne à moitié vécue. Quand la sclérose emporte la mère, les deuils se dédoublent. La mère santé, la mère malade, la mère souvent entre les deux. Boire la mer les yeux ouverts offre une suite de tableaux, comme autant de rendez-vous avec elle. Des instants captés dans la détresse du corps étiolé, dans la cérémonie des dernières fois, dans la maladie mangeuse de famille. Des fragments de leurs souvenirs à deux, de soirées emmêlées de confidence et de culpabilité, de la vie qui reprend en filets de grenadine. Une poésie pure, vivante, aimante irradiant de la mère forte, fière, fidèle. La mère malade. La mère arc-en-ciel.

Un jour, son existence de « femme au foyer » ne lui suffit plus. Quand de sombres flashbacks remontent à la surface, elle perd le goût de vivre, remettant tout en question. Tentant de naviguer entre son couple qui s'essouffle, son désir de liberté et sa difficulté à voir sa grand-mère s'éteindre doucement, Eveline voudrait changer de vie. Ah ! Qu'il serait bon de revenir à cette période où elle n'avait pas de préoccupations d'adulte !

Mieux vaut être conne qu’être seule? C’est la nouvelle philosophie de Jessica, il semblerait. De la banlieue au centre-ville, mais jamais dans la forêt. Léo, lui, préfère danser seul dans son salon. À l’abri des regards, dans ses petits caleçons. Mylène aussi aimerait pouvoir danser seule, la nuit tombée. Valser avec ses démons, dans les ruelles de son ancien quartier. Dans cette vie fabuleuse, tout le monde fait de son mieux. Les pieds légers, le cœur pesant. Mais qu’ont en commun ces trois fabuleux? Le monde est petit et les monstres, ils sont grands.

Deux amis quittent l'asile pour rejoindre un ancien co-détenu qui a, depuis, réussi dans les affaires. Parviendront-ils à le convaincre qu'il est bien plus fou qu'eux: asservi à des obligations économiques et vitales, privé du simple plaisir d'exister librement?

Pour toutes celles qui, comme moi, se sont déjà plaintes que la vie allait trop vite et que ce serait donc le fun de s’arrêter... Un mot : PANDÉMIE. La prochaine fois, gang, soyons plus précises dans nos demandes à l’Univers ! À l’époque précovid, quand mes trois enfants avaient trente-quatre activités parascolaires par semaine, mon couple était loin dans ma liste de priorités. Mon cerveau s’était même convaincu que remplacer le sexe par Netflix était tout à fait normal. Maintenant, grâce à ce merveilleux temps de qualité en famille imposé, je ne peux plus juste longer les murs pour fuir nos problèmes conjugaux. Et que dire de l’arrivée dans notre bulle de Lucie-Fer, ma belle-mère...

En France, Théodore, un étudiant universitaire néerlandais, est confronté à d'invraisemblables confessions d'un proche. Dans le Sud des États-Unis, Normand cherche la raison de sa profonde dépression. En république populaire de Chine, Gustave, un ressortissant suisse, déroge pour la première fois aux règles qu'il s'est imposées pour ne jamais être retrouvé. Les personnages de cette histoire sont tous aux prises avec des décisions qui pourraient corroborer les travaux de Boole, mais qui souvent s'en éloignent.

En couple depuis dix ans, Véronique, trente-sept ans, et Robert, soixante-dix ans, savent bien chacun de leur côté que la rupture est inévitable. Ils se sont aimés follement, mais rien ne va plus entre eux. Un fossé immense les sépare. La différence d’âge a fini par les rattraper et ils sont incapables de se le dire en face, incapables d’affronter leur réalité. Jusqu’à quand vivront-ils dans le déni, dans le mensonge? Jusqu’où iront-ils pour s’arracher l’un à l’autre?

« Je fais souvent le même rêve, enfin plutôt le même cauchemar. Mes enfants se transforment, ils ont des bras et des jambes immenses qui traversent l'appartement et sortent par les fenêtres. Ils prennent de plus en plus d'espace. Je suis obligée d'enlever toutes les portes. Je les regarde se développer ainsi, impuissante, et j'ai peur qu'ils m'écrasent. » La narratrice a la quarantaine, l'âge de certains questionnements. Elle est divorcée. Trois enfants chez elle. Deux ados et une fille plus petite. Tous les trois ne ménagent pas leur mère qu'ils trouvent d'une époque révolue. Les gosses est un roman drôle. Valérie Clo raconte la vie quotidienne d'une mère dépassée et tourne en dérision des relations qui ne sont pas toujours simples. Avec légèreté, elle égrène situations désopilantes, moments de crise et fous rires. Un « joyeux bordel » dans lequel bon nombre de parents (et d'ados) se reconnaîtront.

