Romans

Ondine découvre l’autobiographie que sa mère, écrivain célèbre réputée pour ses excès, rédigeait avant de mourir brutalement. Elle y découvre alors la vraie Zita Calitzine, jeune fille modeste qui voulait devenir quelqu’un.

L'histoire de Milady, le personnage du roman Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas. Au-delà de brosser un portrait singulier de la jeune femme, l'autrice alterne les témoignages et les époques pour relater les intrigues politiques et amoureuses du XVIIe siècle.

Oscar est le fils d'Edouard Vian et Laure Brankovic, le couple le plus célèbre du cinéma européen qui s'aime et se déchire depuis sa naissance. Apprenant que sa mère est gravement malade, Oscar tente de les rapprocher une dernière fois, imaginant que cet amour pourrait la sauver. Malheureusement son père vit avec Natalya, une jeune Franco-Russe influenceuse de mode.

Werner Zilch, adopté par un couple de la classe moyenne, rêve de conquérir New York. Il tombe sous le charme de Rebecca Lynch, jeune artiste et riche héritière. Leur amour fou les conduit dans une ville en pleine effervescence, au temps de Warhol, de Patti Smith et de Bob Dylan. Mais, en le voyant pour la première fois, Judith, la mère de Rebecca, s'effondre. Prix Filigranes 2016. ©Electre 2016

Deux frères ont pour terrain de jeu les marais côtiers et pour jouets les os d'animaux charriés par les vagues. Un jour, ils prendront le large pour retrouver leur chien de père, homme de passage venu de la mer et vite reparti. Une odyssée fraternelle débutera alors, amenant l'aîné à perdre son humanité et à découvrir le goût du sang. Car il faut bien survivre quand la violence du monde risque de vous engloutir. Roman d'aventures, Frères entraîne le lecteur dans des paysages marécageux peuplés de corbeaux, d'enfants-sangsues, d'un pantin de bois, de vieilles chèvres, et sur un océan agité par de furieuses tempêtes. Avec toujours, même au coeur de l'apocalypse, l'envie du bonheur et de l'enfance ancrée au fond des corps.

Une femme passant ses étés seule dans un chalet en Mauricie reçoit la visite de son fils disparu depuis plus de dix ans. Jour après jour, il lui raconte sa vie d’errance ainsi que sa vision hallucinée du réel tandis qu’ils marchent vers une tourbière où ils avaient l’habitude d’aller quand il était enfant. Ce court roman dépeint la beauté singulière de la forêt : les champignons, la flore et la sphaigne, dont l’étrangeté fascinante s’accorde aux récits du fils, qui envoûtent en même temps qu’ils expriment une impossibilité à habiter la vie. Et alors que leurs pieds s’enfoncent dans la tourbière se fait surtout ressentir l’amour d’une mère pour son fils, qui revient pour mieux disparaître.

C'est une histoire connue, de fuite de détour de retour. Elle en engendre une autre, ressemblante inédite inventée. Une histoire détournée qui renverse le passé en futur, une histoire que chacun s'approprie comme la sienne; une histoire de tous pour tous. Jonas c'est Yona la colombe du Déluge qui rapporte à Noé le rameau d'olivier, et c'est un enfant fou, camarade d'autrefois qui un jour revient monte l'escalier, rapportant avec lui la mémoire qu'on croyait perdue. Il faut l'écrire l'histoire, l'appâter pour repêcher l'enfance.

Un cinéaste montréalais cherche la séquence manquante d'un film qu'il destine à sa femme et à sa fille, et qu'il voudrait accomplir comme un travail de deuil. Cette séquence qu'il cherche est aussi l'image de lui-même, de l'amour et de la mort, quelque chose comme l'image, impossible, de son désir, qu'il n'arrive pas à saisir. Chez un brocanteur, devant une petite pièce détachée d'un retable, représentant l'une des chutes du chemin de croix, il propose à une inconnue d'inventer pour lui l'équivalent filmique de cette image.

Sur la rivière Rouge il y a eu du flottage jusqu’en 1970. Une nuit à La Macaza on l’a vu danser au-dessus des troncs morts un flambeau dans chaque main, il n’avait pas vingt ans, un costaud tout en noir descendant le courant son talit sur la tête dans la lumière de la lune et des flambeaux; il dansait sur les billots de la drave la tête couverte de son châle de prière, tout le monde l’a vu. Plusieurs prétendent l’avoir connu; ce ne sont pas les mêmes qui l’ont vu danser. On ne sait pas si celui qu’on cherche est celui qu’on trouve au fil des souvenirs que chacun raconte et dont ce livre recueille les voix, les raccroche l’une à l’autre. De La Macaza à la rivière Mégiscane, on s’enfonce dans la forêt abitibienne où les légendes ressemblent à des histoires de pêche et où personne ne s’étonne de croiser le prophète Élie parlant l’algonquin.

Il était temps qu'un roman entre dans l'univers des résidences pour personnes en perte d'autonomie, un lieu que la pandémie a rendu tristement célèbre, qu'en général nous connaissons peu et que Françoise Cliche nous présente avec réalisme. Nous le découvrons ici en même temps qu'Ève qui se fâche contre la directrice, s'inquiète de la tristesse du voisin d'Émile, joue au bingo, confectionne des biscuits, assiste à un horripilant concert de Noël, observe la circulation des marchettes, etc.

