Romans

Marseille 1940. Tout ceux que la Wehrmacht pourchasse se trouvent en attente d'un hypothétique depart vers la liberte.

Sept Allemands opposés au régime nazi parviennent à s'enfuir du camp de Westhofen. Seul Georg Heisler réussit à échapper au vaste dispositif policier mis en place pour les rattraper. Il passe en Hollande grâce à ses amis de jeunesse et échappe à la torture sur une croix à laquelle succombent ses camarades. Cette croix demeurée vide ouvre la brèche à d'immenses espoirs.

Sur un rivage de Normandie, nous suivons une vieille femme au comportement intriguant, étonnant, subjuguant....

Une maison au fond d'un rang. Un ruisseau. De la glaise. Une femme d'âge mûr et ses deux filles, l'une encore enfant, l'autre presque adulte. Le village découvre cette mystérieuse étrangère, surnommée la Marchante, qui fabrique des semelles contraires à la norme et fait de petits miracles. Mais la mort est là, tout proche, toujours plus proche. C'est justement pour la vivre en silence que la Marchante a quitté la ville. Un silence qui pèse sur ses filles déjà en deuil. Tour à tour rompu par le voisin, la sacristine, l'ingénieur, l'institutrice et le diacre, ce silence sacré est bercé par Vayou, le vent, ainsi nommé par les pionniers venus faire racine autour du ruisseau.

Le pont des p'tites misères raconte l'expérience d'un jeune Québécois en rupture avec le style de vie occidental, qui s'envole vers Haïti pour y vivre une expérience qui changera sa vie. Il nous fait découvrir un pays méconnu, gai, souriant, un pays savoureux, avec ses expressions créoles, son humour, sa sensualité, ses contrastes, ses personnages qui vous marquent l'âme; mais aussi son anarchie, ses révoltes, sa barbarie, ses espoirs déchus. -- 4e de couv., extraits

Les récits de Nous avons rendu les vaches folles nous entraînent dans un monde enragé qui court à sa perte. Avec un humour décapant, Dominic Séguin met en scène des personnages qui oscillent entre la colère et la soumission, au cours d'une année d'enfer rythmée par les fêtes dérisoires d'une société de consommation.

Le narrateur est obsédé par Alice, médecin comme lui, dont il n'arrivera jamais à calmer les angoisses. Lorsqu'il la laisse à Queens, c'est pour se retrouver à Kuujjuaq, son monde à elle. Entre deux patients, quand il n'en peut plus de penser à elle, il consomme des femmes sur le web des centaines de femmes ou va pêcher. Là, enfoncé jusqu'à mi-cuisse dans les eaux d'un torrent ou le ventre étendu sur la banquise qui fond, il calme sa faim en mangeant du poisson cru. Et il remonte le temps, pour essayer de s'expliquer. Il s'invente une histoire, s'inspirant des hommes qui l'ont précédé, depuis Roméo, l'arrière-grand-père, le premier de sa généalogie à avoir tué un homme, sur les rives du Klondike. Quelles traces ont laissées ceux qui ont traversé les années avant les nôtres ? Que sème-t-on derrière soi dans la fuite ?

Marc S. Morris est un chasseur. À demi Mohawk, dans son sang coule une amertume brûlante nourrie de désillusion et, s'il tue les bêtes, c'est pour éviter de tuer les hommes. Pourtant, Marc S. Morris a la Foi, aimerait avoir la Foi. Devenir pape par exemple. Ou aimer une femme. Dédier sa vie. C'est le lendemain d'un suicide raté que le narrateur raconte, comme dans un ultime sursis, les dix dernières années au cours desquelles il a sillonné en pick-up le continent à la recherche de cette grandeur qui l'aurait transporté. Vu du ciel, son parcours dessine des kilomètres de mots rageurs qu'il trace minutieusement sur les veines même de cette Amérique qui le déçoit

Marc Séguin revoit le garçon, l'adolescent puis le jeune adulte qu'il a été. Tous grugés par une incessante inquiétude, ils reviennent hanter l'homme mûr, le peintre reconnu qu'il est devenu. Il y a un train qui siffle au loin, des fissures multiples, un ravin qui se creuse. Et les seins de la belle Arielle. Il y aura des morts. Une amitié malmenée. Et un amour empêché. Comment aimer et se laisser aimer quand on est coupé de ses sentiments? Comment réparer l'irréparable? Dans ce récit sous tension où la fiction pourrait bien jouer des tours à la réalité et où l'art s'avère révélateur tout autant que mensonger, ce qui heurte la conscience du narrateur et lui torture le coeur se dévoile par couches. Les repentirs, ou la mise à l'épreuve des aveux.

Depuis qu'elle avait survécu aux horreurs de la guerre, Branka Svetidrva était déterminée à prouver que Dieu n'existait pas, qu'Il n'était qu'une fiction forgée pour nous rassurer. Or Branka est morte, hier, atteinte par une balle perdue dans les rues de Jersey City. Elle qui tant de fois à Sarajevo s'était retrouvée dans la mire des snipers. Elle qui portait un enfant à naître dans quelques jours.

