Romans

Un instituteur dans le Nord de la France prend la defense des enfants defavorises.

Restitue une mémoire au rebutant, celui que tout le monde évite, le clochard qui parle tout seul ou à son chien, qui crache, fume et sent mauvais, se penche sur une poubelle et squatte les coins paumés. Celui qui a perdu travail, famille et amis, ses papiers et ses souvenirs.

Pour empêcher la fermeture de la bibliothèque du village, certains de ses habitants, dont Stanley et Mrs B., tentent de convaincre June Jones, fille de la précédente bibliothécaire décédée, de prendre fait et cause pour eux. Pour ce faire, celle-ci doit radicalement modifier sa façon de vivre faite de timidité et de solitude. Premier roman.

A Harlowe, Mim et John Moore travaillent la terre de leurs ancêtres. Commissaire-priseur, Perly Dunsmore s'allie au shérif pour organiser des enchères afin de renflouer les caisses de la police locale et de protéger la commune de la violence des grandes villes. Les Moore et leurs voisins sont contraints de donner ce qu'ils possèdent pour la bonne cause.

" Après avoir passé de nombreuses années sur les cinq continents à débusquer des langues en voie de disparition, Benjamin rentre au bercail pour donner un cours dintroduction à la linguistique. Il apprend qu'il aurait un fils, issu d'une des nombreuses histoires d'amour qu'il a connues sur la planète, et que le jeune homme cherche non pas à retrouver ce père inconnu, mais à recomposer son passé. Se lançant à la poursuite de cet énigmatique Kurt, Benjamin mi-Ulysse, mi-Petit Poucet entreprend un étrange périple, revisitant sa propre vie, mais guidé par les fantômes d'épisodes qu'il avait plus ou moins effacés de sa mémoire. "

Que doit faire un critique littéraire si le fruit de son labeur connaît un retentissement comparable à un cri dans le désert? Ivanhoé McAllister croit avoir trouvé, sinon la solution, le baume idéal : laisser libre cours à son imagination. Quelques passages où le langage est grossier.

Fait historique méconnu : en mars 1933, Nikita Zynchuck, immigrant et chômeur, est abattu d'une balle dans le dos par un policier. Le récit de cet événement et des jours qui l'ont suivi nous entraîne dans le Montréal cosmopolite d'alors, marqué par la Crise, la misère, les tensions entre les religions et entre les cultures, sans oublier les poussées insurrectionnelles des communistes.

Spécialiste en écrits anciens et débusqueur de manuscrits contrefaits, Eugène Rolland enseigne à l'université. Il s'efforce aussi d'entamer la soixantaine avec sérénité. Sauf qu'une déconfiture professionnelle et un monde contemporain qui lui semble chaque jour plus hostile le convainquent qu'il est condamné à l'obsolescence. Déterminé à dénoncer la supercherie dont il s'estime victime, le paléographe amorce une enquête sur laquelle il perd rapidement tout contrôle. Et les gens qu'il aime n'y pourront rien.

Les mystiques du Mile End est une grande épopée qui plonge au coeur des questionnements de la foi et de la famille. Quelque part dans le Mile End, quartier montréalais à moitié hassidique et à moitié hipster, le jeune Lev Meyer, onze ans, est sur le point de découvrir qu'il y a peut-être une place dans sa vie pour le judaïsme de ses ancêtres. Alors qu'on lui enseigne les sciences à l'école laïque durant le jour, Lev commence à s'intéresser à l'étude biblique de l'Arbre de la Connaissance, en compagnie de M. Katz, un voisin qui construit son propre Arbre à l'aide de déchets récupérés dans les rues. De son côté, sa soeur Samara se prépare secrètement pour la cérémonie de sa Bat Mitzvah avec l'aide de M. Glassman, un survivant de l'Holocauste qui habite tout près. C'est à l'insu de leur père David, un non-croyant qui enseigne pourtant le mysticisme à l'université, que les deux enfants redécouvrent leur propre religion, chacun à leur manière.

Le récit est articulé autour du personnage d'un enfant, Sacha Savéliev, qui se fait le narrateur de son propre martyre. Arraché à sa mère par ses grands-parents, l'enfant malade est malmené par sa terrible grand-mère, égarée dans un mélange de folie et d'amour sans limites pour son petit fils, qu'elle protège tout en le couvrant d'injures et en le gavant de médicaments. La succession de scènes montrant Sacha aux prises avec une réalité absurde contribue à donner au style de Sanaïev un caractère théâtral et comique. Le personnage de la grand-mère, à la fois pathétique dans sa démence et admirable dans son dévouement, incarne la folie mêlée de tendresse qui imprègne l'atmosphère de ce roman tendre et burlesque.

