Romans

Dans un hôpital hongrois, une jeune femme vient visiter les enfants contaminés par le nuage de Tchernobyl.

Chaque jour ou presque, Stepan écrit à son fils Yankel. Le vieil homme lui raconte sa vie de solitude avec sa chienne depuis que celui-ci a dû fuir Israël, des années auparavant, après avoir tué un Arabe sur la route de Beit Zera. Il s'interroge aussi sur l'adolescent mystérieux qui vient lui tenir compagnie certains soirs sur la véranda de sa vieille maison près des bois. ©Electre 2016

Les chiens noirs sont-ils sensibles aux malheurs des gosses ? En attendant, il faut manger et payer l'électricité et ça c'est le problème du père. Il faut aussi imaginer qu'on possède un bras de rivière, un pont et des poissons. Et ça c'est pour son fils. Mais surtout, les rivières sont-elles vertes et silencieuses comme dans nos souvenirs ?

Seul sur un lac, un homme rame vers un but connu de lui uniquement afin d'honorer une vieille promesse.

En 1919, l’Armée rouge se replie en forêt, poursuivi par l’armée roumaine et polonaise. Quatre soldats vont se nouer d’amitié dans cette débâcle. L’arrivée d’un enfant dans le groupe va ajouter à la complexité de la situation.

Ce jour-là, trois hommes prennent la route, avancent péniblement dans la neige sans autre choix que de se prêter à une chasse à l'homme décrétée par leur hiérarchie militaire. Ils débusquent presque malgré eux un Juif caché dans la forêt, et, soucieux de se nourrir et de retarder le retour à la compagnie, procèdent à la laborieuse préparation d'un repas dans une maison abandonnée, avec le peu de vivres dont ils disposent. Les hommes doivent trouver de quoi faire du feu et réussir à porter à ébullition une casserole d'eau. Ils en viennent à brûler les chaises sur lesquelles ils sont assis, ainsi que la porte derrière laquelle ils ont isolé leur proie. Le tour de force d'Hubert Mingarelli, dans ce roman aussi implacable que vertigineux, consiste à mettre à la même table trois soldats allemands, un jeune Juif et un Polonais dont l'antisémitisme affiché va réveiller chez les soldats un sentiment de fraternité vis-à-vis de leur prisonnier.

Tout laisse penser que cela se déroule en Afrique du Sud. On pourrait dire que c'est l'histoire d'un jeune garçon handicapé, dont la mère est morte et dont le père est devenu fou. Le garçon qui se nomme Absalon a une jambe paralysée ou estropiée. Son handicap ne l'empêche pas de marcher sans arrêt, d'une déambulation grotesque qui lui donne l'air d'un simplet. Il va des uns aux autres, il gagne sa vie en rendant de menus services ici et là, auprès de différents personnages tous un peu dingues. Il y a Georges Msimangu qui a installé son camion à demeure dans le lit asséché d'une rivière. Il y a Rossana qui gagne de l'argent en se faisant tripoter par les hommes dans une salle de billard. Il y a le pasteur Lébéthé. Et puis le père d'Absalon qui refait le toit de sa maison, comme un forcené, en aplatissant des boîtes de conserve avec un marteau. Quant à la mère, elle est morte. Elle lui avait promis de lui parler de Là-haut : Absalon a écouté et n'a rien entendu. Il dit : "Je n'ai plus jamais rien espéré d'elle" mais il se sent fautif, bien sûr. Un magnifique roman sur la fragilité et l'immense solitude d'un jeune garçon.


En 1945, dans une ville d'Allemagne occupée, un photographe anglais couvrant la défaite allemande assiste à la libération d'un camp de concentration. Il décide de traverser le pays pour photographier le peuple qui a permis l'existence de telles atrocités pour tenter de comprendre. Un jeune soldat anglais tout juste arrivé et qui n'a rien vécu de la guerre l'accompagne en tant que chauffeur. ©Electre 2019

Japon, 1946. Hisao, tout juste démobilisé après avoir combattu les Américains dans la montagne, souffre d'une soif obsédante qu'il doit étancher à tout instant. Pour sacrifier à cette obsession, il descend du train qui le conduit vers sa promise et y oublie le précieux présent qu'il lui destinait. S'ensuit une quête pour le retrouver, émaillée des souvenirs traumatisants des combats

