Romans

Lukas Steiner, employé de la bibliothèque municipale de Montréal, misanthrope et paranoïaque, préfère la compagnie de rats qui infestent le sous-sol de la bibliothèque à celle des humains, jusqu'au jour où il s'aperçoit que les personnes de son entourage ainsi que lui-même apparaissent dans les peintures de Jérôme Bosch.

Quand Joaquim a rencontré Matilda, savait-il qu'à cette seconde même la mort venait d'investir l'amour? Sûrement pas, et pourtant la vie est ainsi faite que le commencement appelle sa fin. Les amants de l'Alfama, c'est un roman sur l'omniprésence de la mort et sur l'art de réécrire sa vie.

Bresil, 1972. Les amours tragiques d'une jeune prostituee rousse et d'un delinquant mulatre, devenu "subversif" presque malgre lui. Un bon suspense; une oeuvre dans laquelle la sensualite amoureuse vient "equilibrer" la violence et l'horreur, et qui en dit long sur les atrocites policiere commis au Bresil durant la dictature militaire.

Le petit livre en question, Nous autres, a été écrit par l'écrivain russe Ievgueni Ivanovitch Zamiatine. Achevé en 1921, le manuscrit est interdit de publication par la censure et l'auteur doit s'exiler à Paris. Il sera publié la première fois en 1924 à l'étranger. L'action de ce roman d'anticipation se déroule dans un futur très éloigné où les citoyens vivent dans une société dirigée par l'État Unique, un État totalitaire qui prétend régir toutes les activités humaines et veiller au bonheur collectif par l'abolition des besoins individuels et la standardisation des vies. Le personnage central d'Un petit livre, Anton Antonich Setotchkine, est professeur de littérature russe à Moscou. Il n'a rien d'un dissident et les auteurs qu'il enseigne en classe sont soit des classiques, soit des écrivains reconnus et bien cotés par la nomenklatura. Sans qu'il lui ait demandé, une de ses étudiantes lui offre Nous autres en plein début des purges staliniennes au début des années 1930. Il est alors loin de se douter du danger auquel ce cadeau empoissonné va l'exposer. " -- 4e de couv.

En racontant la vie du mime Makarius Martijnus Steiner, alias Makar Liechen, né dans une province balte de l'empire de Russie à la fin du xIxe siècle et mort à Rio de Janeiro au milieu des années 1950, Sergio Kokis nous fait vivre d'importants moments de l'Histoire : les horreurs vécues par les soldats allemands lors de la Première Guerre mondiale, les « années folles » à Berlin et à Hambourg, les premiers stalags nazis et la guerre civile espagnole.

Un ingénieur, qui s'ennuie à mourir avec sa femme, a la malencontreuse idée de descendre du train au cours d'un arrêt imprévu. Le convoi repart. Isolé dans un petit hameau perdu au fond d'une steppe d'un pays de l'Est, le narrateur constate que ce lieu est sans issue. Solitude, angoisse et paranoïa sont au rendez-vous. Et aussi le sentiment que nos gestes ne sont jamais innocents.

Pivot de ce sixième roman, Ivan Serov est un théologien en rupture de ban qui a délaissé l'université pour un bar miteux, le Rafiot. C'est là qu'il noue une intrigue amoureuse avec une serveuse, fréquente un rescapé de l'enfer tortionnaire latino-américain et fait la connaissance d'un mystérieux personnage, Lucien, qui ne serait autre que Dieu désireux de faire plus ample connaissance avec sa création.

Un peintre mis à la retraite de l'enseignement vit une crise existentielle : son enfance vécue en Amérique du Sud refait surface à la suite d'un coup de téléphone qu'il reçoit de son frère, Alberto Sanchez. Lorenzo, ex-militant communiste, a fui son pays en laissant Sonia, son amante et demi-soeur, sur place. De sa famille, il n'a plus de nouvelles depuis des décennies. Remuer des cendres est un exercice périlleux. On peut y apprendre des choses qu'on ne soupçonnait décidément pas.

Roman autobiographique écrit dans la plus pure tradition sud-américaine. Le récit alterne entre l'enfance brésilienne et tumultueuse avec un père rêveur et une mère maquerelle et une vie d'adulte passée en exil pour des raisons politiques. Tout en exercant une profession de psychologue, l'auteur se consacre à la peinture et à l'écriture.

Le héros est un peintre montréalais devenu un brillant faussaire qui se met au service d'un esroc. Son "commerce", devenu florissant, s'étend vers les États-Unis et l'Europe. Mais cet artiste encore jeune, grand amateur de femmes, a parfois des scrupules. Il se réfugie au Mexique pour se mettre hors de portée des trafiquants et pour redevenir "un simple artiste."

