Romans

"Montréal, 1964. Un jeune homme de dix-sept ans, Jacques Juneau, qui fait son cours classique chez les jésuites, tombe amoureux fou de l'épouse de son professeur d'anglais : Valérie, jeune femme éblouissante de vingt-sept ans qui cache un douloureux secret.

Des années plus tard, alors qu'il subit un procès pour meurtre, Jacques Juneau, journaliste de renom, raconte à un psychiatre la passion folle qui l'a lié à l'épouse de son professeur d'anglais, quand il avait 17 ans, et comment cet événement a façonné sa vie. Solide roman, le second de l'auteur, qui pour l'essentiel conte une inquiétante histoire d'amour entre un collégien et une femme plus âgée, dans le Montréal du début des années 1960. Livre comportant des passages de nature sexuelle, de la violence et du langage grossier.

Judith, jeune femme dans la trentaine, a toujours réglé ses problèmes en leur tournant le dos. Lorsqu'elle se retrouve avec une auberge à rénover, elle doit faire face aux imprévus, aux manigances de toutes sortes et à un associé non dénué de charme. Une équipe se formera autour de Judith, une association de talents et de bonne volonté qui participera à la réalisation d'un projet conçu et planifié par Alice, sa grand-mère. Cette auberge soulèvera de nombreuses interrogations et se révélera tout un défi. Le courage et la persévérance seront-ils suffisants pour venir à bout de toutes leurs mésaventures? La nature humaine n'a pas dit son dernier mot; la Providence non plus...

Épaulée par sa formidable équipe, Judith a entrepris les rénovations d'une auberge, l'héritage de sa grand-mère. Mais les difficultés se succèdent les unes après les autres pour se terminer par un épisode malheureux qui retarde l'ouverture de l'établissement. Blessée tant physiquement que moralement, la jeune femme devra se relever. Et c'est en tournant les pages d'un vieux carnet trouvé lors de l'effondrement que Judith plongera dans le récit d'une femme dont le destin a joué les dés à sa façon. Et pendant que Judith tentera de reprendre des forces, autour d'elle ce sera le chaos. C'est à croire que la providence fait la sourde oreille aux difficultés humaines... L'amour et le courage seront-ils au rendez-vous? Gabriel le sait; le ciel s'en doute.

À Ludovica, ville où novembre teinte les humeurs, le soleil est blanc. À l'ombre du château, près du grand fleuve, un fossoyeur creuse et les chiens errants grondent en reniflant les tombes. À Ludovica, une femme enceinte fuit, un dandy a tous les visages, une petite fille disparaît et les chiens rôdent encore. À Ludovica, le jour de son congédiement, dans un cimetière où il a ses habitudes, Boniface Saint-Jean entrevoit les signes d'un mystère qui le hantera, un mystère où la lumière et la nuit, le bien et le mal font du quotidien une légende. OEuvre de rencontres et de visions, Une mouche en novembre raconte qu'on ne sépare pas la part de Dieu de la part du diable, la part de l'art de celle du cauchemar.

L'organisme de Diane tente de s'adapter doucement. Elle dort moins, devient plus forte et développe une endurance impressionnante. L'employée modèle qu'elle était peut encore plus se surpasser au travail. Or des effets insoupçonnés de l'intervention qu'elle vient de subir l'affolent. L'espace dans sa tête se resserre, elle sent du métal à la place de ses os. Tout est plus vif sa vision, son odorat, sa respiration. Comble de la panique, ses cheveux et ses poils deviennent complètement roux en l'espace d'une nuit. Et puis les mâles commencent à la suivre. Quinze ans plus tôt, Diane connaît un été marquant de son adolescence à l'Isle-aux-Grues, ces jours de grosse mer où Eugène bravait les dangers, la fascination de son ami pour les espèces en voie d'extinction et comment s'en remettre le soir de l'incendie. Ce roman, une fable animalière néolibérale, s'adresse à celles et ceux qui se sont égarés.

Mireille Gagné fait preuve d’invention dans ce deuxième roman, un livre écologique, subtil et haletant, qui nous recommande d’écouter ce que le vivant essaie de dire : l’équilibre est un état à retrouver.

Dans la plus grande ville du Québec maritime, un garçon apprend à habiter un univers qui ne lui ressemble pas. Son enfance et l’âge adulte n’ont que peu de distinction. Entre la mère, les tantes, le père absent, les dépendances, le baptême et l’enterrement, il ne comprend pas comment être un enfant et rêve au jour où il deviendra vieux. Rimouski, mars 2003. La grand-mère, celle qui inspire et rassure, meurt. La cirrhose emporte Jeannine, alors que ce sont les autres femmes qui boivent. L’harmonie familiale se fragmente. Les souvenirs se mélangent. Le jardin de la morte est une autofiction morcelée sur l’apprentissage de l’enfance, de la mort et du songe où l’art devient sortie de secours.

Entre un père libre penseur aux théories farfelues et une mère féroce, collectionneuse d'enseignements ésotériques, Léna s'efforce de fonder une famille banalement heureuse.

Printemps 1944 : Lazare Lefort, pêcheur, veuf inconsolable, né et vivant au village de Chéticamp en Nouvelle-Écosse, s'enfuit dans la nuit. Son jeune fils Gabriel dort dans ses bras. Commence pour eux, à Pointe-aux-Trembles, une vie étriquée, peuplée des seuls fantômes du passé. Été 1963: Gabriel refait le voyage à l'envers, remonte vers ce paysage perdu d'eau et de montagnes.

