Romans

A la fin de la Grande Guerre, un homme ingénieux et entreprenant fait bâtir, dans une petite ville serbe, l'hôtel de luxe Yougoslavie, qui possède une grande salle de bal avec un plafond représentant le ciel étoilé. L'hôtel fait faillite et la salle de bal devient un cinéma appelé Uranie. En mai 1980, une séance est interrompue par l'annonce de la mort du maréchal Tito.

Dans un train militaire qui traverse la campagne soviétique enneigée pour recueillir des blessés, se mêlent des officiers, des médecins, des pharmaciens et des infirmières. Un soir, l'une d'entre elles retient l'attention d'un officier. Vera Mouchnikova lui révèle son passé et sa beauté, ce qui fait naître en lui une fascination croissante. Un roman qui évoque Manon Lescaut de l'abbé Prévost.

Pas à pas, Katja Petrowskaja raconte sa filiation. L'histoire de son arrière-grand-oncle, auteur d'un attentat contre un ambassadeur allemand, de son grand-père prisonnier de guerre, d'une arrière-grand-mère, peut-être prénommée Esther, tuée en 1941 au ravin de Babi Yar...

Minou Petrowski, à quatre-vingt-deux ans, revendique le droit de vivre encore pleinement malgré son «grand âge». Elle veut travailler, aimer et être aimée. Je voudrais être amoureuse lorsque la mort viendra... En cheminant entre réalité, fiction, souvenirs et fantasmes, elle nous invite à rêver notre vie, à l'inventer.

Il y a des moments dans la vie où tout explose. C'est ce qui arrive à Nora pendant l'été 1971. Elle a quatorze ans. Cela fait un an qu'elle est arrivée d'Ottawa. (Elle était arrivée de France, où elle est née, quelques années plus tôt, mais elle n'a pas vraiment envie de parler de cela). Ses parents ne semblent s'entendre que pour s'inventer des vices ou des infidélités réciproques. Il est évident qu'ils ne tarderont pas beaucoup avant de prononcer le mot fatidique de divorce. Le petit frère est - le chanceux - bien loin, dans son camp de vacances. Heureusement qu'il y a, de l'autre côté de la rue, les Chevrier. D'abord, il y a Élise et Marie-T., les meilleures amies de Nora, avec qui elle passe d'interminables après-midi au bord de la piscine du parc Kensington, à No Damn Good, quartier anglophone montréalais bien que fondé par des pionniers de langue française. Puis il y a madame Chevrier, qui fait le meilleur pâté chinois du monde, ce qui est bien plus intéressant pour une néo-Québécoise comme Nora que les escargots qu'on sert chez elle, sans parler des bouteilles de chianti avec leur culotte en raphia que ses parents transforment ensuite en porte-chandelle. Il y a surtout Jeannot, le beau et ténébreux Jeannot qui gratte sa guitare en fredonnant des chansons où il est question de héros se battant contre l'impérialisme. Car, ne l'oublions pas, les forces révolutionnaires n'avaient pas encore, quelques mois seulement après la crise d'Octobre, dit leur dernier mot au Québec. C'est tout ce monde tranquille de la rue Marcil qui volera en mille éclats cet été-là. Il y aura des cris, des trahisons, des manifestations, des arrestations, des déménagements à la sauvette. Et bien plus grave aussi. Chose certaine, après, rien ne sera plus jamais pareil pour Nora.

Autobiographie ou fiction? La question reste ouverte! Une jeune femme dans la trentaine avancée ayant contesté l'esclavage de la maternité est enceinte malgré elle. Elle décide de poursuivre sa grossesse malgré tout et l'expérience de la maternité transforme ses idéologies. Le récit écrit avec pittoresque et vivacité se transforme en une réflexion positive à l'égard de la maternité. Un récit souvent drôle qui touchera tous les parents, passés, présent, et futurs.

La réalité, on le sait, n'est pas chose dont on s'accommode facilement. Les personnages de ce roman, chacun à sa façon, cherchent à y échapper. Mais est-ce une raison suffisante pour s'envoler vers Lincoln, Nebraska?

C'est l'histoire d'un couple au moment de son éclatement. Journaliste ambitieuse, prête à tout, mais étouffée par les servitudes qu'on lui impose et qu'elle s'impose à elle-même, Catherine, l'adolescente de La Déesse des mouches à feu devenue adulte, se donne le droit de vivre l'infidélité, l'ouverture du couple et un amour maternel pas toujours inconditionnel. Elle traverse sa séparation d'avec le père de ses enfants en méditant à la liberté qu'on choisit, ou non, de s'accorder.

*La déesse des mouches à feu*, c'est Catherine, quatorze ans, l'adolescence allée chez le diable. C'est l'année noire de toutes les premières fois. C'est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d'achats. L'hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C'est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s'écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent la moitié d'une ville et des oiseaux perdus qu'on essaie de tuer en criant.

Arvid doit affronter au même moment, la maladie de sa mère et son divorce. Sa mère, après l'annonce de son cancer de l'estomac, décide de retourner vivre dans sa maison de famille à Frederikshavn, dans le nord du Danemark, qu'elle avait quitté quarante ans plus tôt pour vivre en Norvège. Arvid la suit, et entre eux, la communication s'établit petit à petit.

