Romans

Récit par la romancière d'une saison pleine de détresse.

Une biographie romancée de sainte Hildegarde, rédigée à la première personne, qui retrace le parcours religieux et intellectuel de cette moniale franconienne du XIIe siècle, qui laissa des écrits mystiques, musicaux et scientifiques à la postérité immense. ©Electre 2017

Un roman dominé et animé par Adélard Hébert, tueur à gages à la retraite.

Si Francine Noël avait elle-même cru que le cycle de sa grande Tribu montréalaise était clos en 1999 avec La conjuration des bâtards, alors que prenait fin la vie de l'écrivaine Maryse lors d'une tuerie à Mexico, ce nouveau roman prouve bien que ses personnages n'avaient pas terminé leur trajectoire en elle... Il leur restait deux lignes de vie à circonscrire, deux seuils à franchir, deux éprouvantes minutes de vérité à traverser: L'échec et la solitude. Après La femme de ma vie, poignant récit qui évoquait la figure de sa mère et qui a remporté le Combat des livres à la radio de Radio-Canada en 2006, Francine Noël revient en grande force avec ses personnages fétiches qui ont gagné le cœur de milliers de lecteurs depuis Maryse en 1983. Centré sur les personnages de François Ladouceur et de Garance Lemieux sa dernière étudiante et maîtresse avant qu'il ne prenne sa retraite de l'université , le roman est un long adagio de violoncelle qui nous pénètre de part en part. Comme l'annonce le titre doux-amer, l'écriture de Francine Noël plante son dard droit au coeur d'une société et d'une génération qui court après son bonheur comme un chien après sa queue. C'est féroce, c'est grinçant, c'est touchant, ça remue les entrailles, ça fait sourire, car l'humour de la romancière aux doigts agiles n'est jamais loin ; son œil voit tout, son oreille absolue entend tout et le roman s'en nourrit tout aussi naturellement.

La romancière québécoise Francine Noël nous trace un portrait de sa mère dans cet ouvrage. Elle nous parle de ses relations, des joies et des peines, des conflits quelle a vécues avec celle-ci.

L'auteure a su saisir "la réalité sociale et culturelle d'une collectivité à travers l'expérience immédiate ou ancienne de trois femmes" : Marité, avocate et mère de famille; Maryse, professeure de cégep et auteure dramatique; Maris-Lyre, directrice de théâtre d'avant-garde et MLF. Tous ces adultes évoluent sous le regard de Myriam, sept ans, fille de Marité.

Avoir 20 ans en 1968! Maryse, qui a connu une enfance triste entre une mère impuissante et un père bon vivant mais absent, a encore l'âge des illusions. Bientôt, Maryse fera le difficile apprentissage de la liberté.

Avec la "Conjuration des bâtards", l'auteur clôt son triptyque romanesque ouvert avec "Maryse" et suivi de "Myriam première", dans lequel les personnages de la tribu montréalaise se retrouvent à l'occasion d'un Sommet de la Fraternité tenu à Mexico. Dans ce roman qui brasse une foule d'idées, d'événements et de cultures, nourri de réel aussi bien que de magie, avec l'amour, la mort et la politique en premier plan, domine une immense tendresse.

Comme dans La femme de ma vie, cette chronique d'affections familiales est tissée à même les lignes de vie de toute tribu. À mesure que le petit Émile, sagouin de nature, prend racine dans la mythologie de son temps, la voix fine et sagace de la narratrice, comme une berceuse sur fond d'actualité, traverse la toile fragile du bonheur des jours : militante et féministe, elle se promène sur la pointe des pieds dans un jardin de vivre qui commence à grandir.

Sans l'amour de la belle Napolitaine venue comme bénévole d'ONG à l'issue du séisme du 12 janvier 2010, Bernard aurait été un de ces survivants haïtiens vides, déboussolés, fous. Au premier regard, c'est le coup de foudre : Amore extrait Bernard du chaos de la ville en lui proposant un voyage à Rome. Premier roman. ©Electre 2018

