Romans

Années 1970. Tess, 11 ans, perd ses parents et sa soeur dans un accident de voiture. Douze ans plus tard, elle retourne dans la maison familiale, en Ariège. Elle découvre son passé et tente de se le réapproprier. ©Electre 2024

Coincé entre un père colérique et une mère inquiète, le jeune Simon Francœur est pauvre, il le sait. Dans leur taudis d'un petit village blotti au fond du Nouveau-Brunswick, il affronte la misère, les quolibets. Il est le morveux. Seule Stéphanie lui offre sa complicité. Il se réfugie dans la lecture, moyen d'apprendre et de s'évader. Sa famille déménage, il découvre une autre école, une autre façon d'apprendre. De fil en aiguille, il affronte son avenir et marche à la rencontre de son destin. Le creuset de son indigence n'a pas raison de ses ambitions. Le Morveux n'est pas que l'histoire d'un homme qui, à force de volonté, réussit à s'affranchir de la médiocrité. C'est aussi une grande et belle histoire d'amour qui franchit toutes les frontières, même celle de la mort.

Participant à la fois de la mémoire, de la fiction et de l'histoire de la colonisation de l'Abitibi ontarienne et québécoise, ce récit, écrit avec retenue, traduit une émotion d'un homme qui retrouve le vrai visage de sa mère.

10 novembre 1975, dans le village de Sainte-Hélène-de-Mancebourg en Abitibi, une journée pas tout à fait comme les autres allait s'inscrire dans les événements marquants de ma vie. Ce matin-là, c'était la troisième fois en moins de cinq ans que je devais déménager mon petit monde. Selon mon habitude, j'avais encore occupé ma nuit du mieux que j'avais pu pour me rendre jusqu'au matin. La nuit, j'étais en proie à la peur. Ballotté d'une famille d'accueil à une autre, j'essayais tout le temps de m'enraciner quelque part, sans manifester mon mécontentement, de crainte que l'on ne m'aime plus. Du haut de mes sept ans, j'étais devenu un chevalier errant qui se battait pour survivre aux chamboulements. D'une main, je portais péniblement ma petite valise bleue en carton mou, prématurément vieillie, de l'autre, je m'agrippais fermement à ma peluche Baby blue. J'avais l'essentiel de ma vie entre les mains.

Olivier Dubreuil fête en grande pompe son cinquantième anniversaire pendant sa dernière émission de la saison. Quelques heures après la fin des festivités, il se rend à l'hôpital où un médecin lui livre un verdict sans appel : il lui reste à vivre trois mois tout au plus. Ébranlé par la nouvelle et alourdi du secret qu'il devra porter, il part à la recherche de son père biologique, dont il vient de découvrir l'identité. Il fuira les lumières de la célébrité en allant seul à New York, là où ce dernier est enterré. Il voudra tout connaître de cet homme et repérer la vérité dans les mensonges répétés de sa mère biologique.Devant le besoin pressant d'entreprendre un pèlerinage intérieur, il va revoir son parcours de fond en comble.Aura-t-il le temps de résoudre les nombreuses énigmes de sa vie ?

Le long des lignes jaune, verte, orange, bleue par lesquelles circulent chaque jour sous terre des milliers d'inconnus, les angles sont multiples et les voix changeantes. Titre de transport raconte vingt et une histoires qui se déroulent sur les quais, dans les wagons bleus ou aux abords du métro montréalais. À Berri-UQAM, les chaussures d'un homme sont trempées par le lave-vitre d'un squeegee assis juste à côté de lui. Station Beaudry, un écart de conduite au cabaret Mado brise un couple. À Atwater, une gardienne d'enfants philippine se perd au coeur de l'hiver. On retrouve, au métro Jean-Talon, la Plaza Saint-Hubert des années quatre-vingt-dix et ses salons de coiffure unisexes. Au petit matin, une jeune femme épuisée attend l'ouverture des portes devant la station Mont-Royal.Tantôt drôles, tantôt sombres, tragiques ou simplement étranges, les histoires de Titre de transport sont traversées par une même humanité et dressent le portrait d'une ville en mouvement, à la fois familière et imprévisible.

Élie est sur le point de donner naissance, mais sa fin de grossesse est risquée. Craignant de mourir à l'accouchement sans rencontrer sa fille, elle décide de lui raconter sa vie pour lui léguer ces milliers de pépites d'or qui sauront lui rappeler la beauté du monde.

J'AVAIS LES PIEDS ENFONCÉS DANS LE SABLE pis les cheveux dans la face quand les barres de mon test de grossesse se sont pointées comme deux invités que personne n'a le goût de voir. Leurs petites bouches roses me criaient qu'elles avaient pris ta place. Mon coeur a commencé à battre tellement fort dans ma poitrine qu'il s'est mis à résonner dans ma tête comme si quelqu'un tapait sur un chaudron entre mes oreilles.La vérité, Lili, c'est qu'entre les touristes paquetés, les madames en bikini pis la musique qui jouait trop fort je me suis rendu compte que je ne pouvais plus m'enfuir : il fallait que j'affronte la réalité pis tout ce qui s'était passé, même si ça faisait mal et que je n'étais pas certaine que mon coeur allait tenir.

Ça fait deux ans que t'es pu là. Deux ans que je te cherche partout même quand je ne te cherche plus. Tout de toi me manque à un point qui n'a pas rapport. Un point qui ne bouge pas dans l'univers de ma vie depuis le jour où t'es mort. Je suis maman maintenant. Le savais-tu? Des fois, je prendrais tes bras pour bercer Caleb pendant que je ferais une sieste parce que je suis vidée. Des fois, j'écouterais ta voix me dire que tu m'aimes et que ça va bien aller parce qu'il faut que je t'avoue que je passe le plus clair de mon temps à en douter. Pis d'autres fois, j'aimerais ça que tu sois son père, pour être certaine que jamais personne ne viendra me l'enlever et que je ne mourrai pas de peine, le coeur pendu.

Ce roman donne accès à l'un des épisodes les plus palpitants de l'histoire de la Nouvelle-France, en même temps qu'il met en scène un héros passionné. Récit qui raconte à la fois la fondation d'un pays et l'effritement d'une civilisation.

