Romans

Une méchante fée se serait-elle penchée sur son berceau ? Catherine Mavrikakis cherche à contrer le mauvais sort que les membres de sa lignée lui ont lancé. Elle n'est pas morte à 36 ans comme sa grand-mère dont elle a hérité le prénom et comme son père le lui avait prédit. Mais à quel prix ? Qu'a t-elle sacrifié ? Quel rêve a-t-elle dû assassiner ? À travers ses souvenirs, Catherine comprend l'importance dans son entourage de présences féminines souvent tragiques. Ce sont ces femmes qui lui ont permis d'exister. Elle retrouve alors la petite fille aventureuse et terrorisée, fragile et puissante, désespérée et pleine de vie qu'elle a été. Comment vit-on en ne se soumettant pas à l'avenir que d'autres ont écrit pour soi? Que doivent inventer celles à qui on a dessiné un avenir? L'écriture sait-elle mettre fin au ressassement des souvenirs qui entravent le futur? Protège-t-elle contre les malédictions de toutes sortes ? Que reste-t-il de celle que Catherine n'a pas voulu être ?

Quand elle n'est pas en mission à Londres, Tripoli ou Tel Aviv, Anna aime retourner à Amsterdam, dans l'annexe secrète où la famille d'Anne Frank a tenté d'échapper à l'horreur nazie. Durant un de ses pèlerinages là-bas, l'espionne se rend compte qu'elle est suivie. Promptement, l'organisation se charge de l'exfiltrer dans une maison de protection, dont on lui cache à dessein le lieu. C'est là qu'Anna fait la connaissance de Celestino, un fou de littérature. L'homme fantasque veille sur elle et sur les huit autres membres qui forment l'insolite communauté de cette nouvelle annexe. Entre Anna et lui s'amorce alors un dangereux pas de deux.

Sydney Blanchard était né sous une bonne étoile. Mais dans sa vie, rien ne s'est vraiment passé. Il n'y a eu que ce séjour en prison pour des meurtres qu'il n'a pas commis. Aujourd'hui à bord d'une belle Lincoln blanche, cette grande gueule irascible décide de rentrer à la Nouvelle-Orléans. Pour renouer avec son destin.

J’ai voulu écrire un texte comique et acerbe, parfois affectueux, souvent cruel sur notre rapport à l’Europe et à sa «grande culture». Pour ceux et celles qui comme moi ont vécu en Amérique du Nord et ont été élevés par des parents européens, dans la tristesse de l’exil, il est facile de comprendre pourquoi j’ai embrassé des études de lettres en admirant l’Europe et en voulant la faire mienne. Impromptu se moque de l’impérialisme culturel de l’Europe, s’incarnant dans la figure du professeur Mueller-Stahl, personnage pompeux et comique qui fascine la narratrice. Ce récit se moque aussi de l’admiration un peu béate des intellectuels québécois et nord-américains pour le Vieux Continent.

Tout coule. Au pied des chutes, l’eau bouillonne et l’écume grandit. Plus loin, les fleuves impassibles n’en finissent plus d’irriguer le territoire, charriant les corps et d’infinies histoires à travers le continent. Dans ce mouvement insaisissable, du Saint-Laurent au lac Ontario, puis du fleuve Mississippi au golfe du Mexique, l’énergique narratrice de Niagara guette la silhouette fantomatique de sa mère qui dérive, et de tous ses disparus qui l’accompagnent au fil de l'eau.

1960. Cette année-là, une maison de tôle est livrée au bout de Veronica Lane à Bay City. Une famille s'y installe. Deux soeurs, Denise et Babette, vont donner tour à tour naissance à de petits Américains. Elles ont quitté l'Europe et la dévastation de la guerre pour l'Amérique. L'avenir paraît alors appartenir à ce continent où tout est plus gai, plus neuf.Mais l'Histoire ne se laisse pas mettre de côté. Amy, la fille de Denise, est hantée par les morts et va faire une étrange découverte dans le sous-sol de la petite maison de tôle. Roman puissant, traversé par la soif de l'Amérique et la volonté désespérée d'en finir avec le passé, Le ciel de Bay City dresse un réquisitoire contre l'indifférence du ciel à l'endroit de notre souffrance.

«Tu n'as jamais cultivé ton jardin». C'est avec ces mots que s'ouvre l'adresse d'une fille à sa mère disparue. On pourrait croire à un reproche ; il s'agit plutôt d'une invitation à la conversation dans un jardin littéraire où, malgré la peine et la douleur, les roses, les pivoines et les jacinthes continuent d'éclore.Dans ce récit-hommage, il est question de fleurs, de renaissance, d'appel à des temps meilleurs et du monde qui refleurit.

Durant l’été 2024, Catherine M. entreprend un voyage sur les routes des Etats-Unis qu’elle traverse d’est en ouest et du nord au sud...

En 1970, apprenant la mort de Jim Matthewson, un ami d'enfance, Robert Dewar se souvient de ce qui a uni leurs familles depuis les années 1940. Alors que Diana, la mère de Robert, a été la maîtresse de Matthew, célèbre alpiniste et père de Jim, Robert a eu une aventure avec Meg, la mère de Jim, avant de partager avec Jim les faveurs d'Eve puis de Ruth... Prix Boardman-Tasker du roman de montagne.

Un dernier Mardi gras complète la saga familiale commencée sur le bayou Lafourche en 1977, et qui se poursuit jusqu'au Mexique, au cœur des Zapatistes et du Chiapas. Le décor des bayous de la Louisiane demeure néanmoins le cœur de cette histoire qui représente un vibrant hommage aux Louisianais.

