Roman historique

Montréal, 1884. À peine descendue du train, Félicité mesure tous les dangers de la métropole. Heureusement, un bon ange veille sur elle, incarné en Phébée, une jolie blonde. Avec elle, l'institutrice déchue découvre les misères et les plaisirs de la ville: d'un côté, la pauvreté, la saleté effroyable, la promiscuité des quartiers populaires et les manufactures; de l'autre, les parcs et le carnaval, où la morale se relâche. Or, là encore, des hommes en soutane veillent, assistés des plus curieux auxiliaires, prêts à fustiger le péché où qu'il se trouve.Avec Les Portes de Québec, Les Folles Années et Les Années de plomb, Jean-Pierre Charland a définitivement conquis le coeur de dizaines de milliers de lecteurs. Il les convie maintenant à découvrir l'attachante figure de Félicité, héroïne de cette saga. Retrouvez le Québec de la fin du XIXe siècle sous la plume d'un grand nom du roman historique québécois.

1920. La Grande guerre et la grippe espagnole deviennent de mauvais souvenirs, la vie reprend son cours. Au sein de la famille de Marie Picard, les enfants suivent leur destin. Thalie se trouve à Montréal, entichée plus que jamais de ses études de médecine. De son côté, Mathieu découvre à la pratique du droit des à-côtés déplaisants. Son emploi au bureau du Procureur général l'amène à jouer un rôle de premier plan dans une histoire susceptible de donner des haut-le-cœur à tout le Québec : celle d'Aurore Gagnon, l'enfant martyre de Sainte-Philomène-de-Fortierville.

1941. La guerre fait rage depuis plus de deux ans. Ce contexte bouleverse la vie de tous. Cependant, le quotidien recèle encore des moments heureux.

Les deux familles Picard poursuivent leur quête de bonheur. Alfred s'exerce au délicat métier de père tandis que sa femme Marie souffre d'avoir un époux qui préfère des bras masculins aux siens. Quant à Thomas, les félicités de ses secondes épousailles résistent à l'usure du temps. Élisabeth assume ses rôles d'épouse et de belle-mère à la perfection. Édouard, lui, montre de belles dispositions à reprendre plus tard la gouverne du magasin Picard. Tout serait parfait si sa soeur Eugénie cessait de faire une vie impossible à ses parents, tout particulièrement sa belle-mère, qu'elle tient toujours pour responsable de la mort de sa mère.

" En Europe, la guerre fait rage. Par centaines de milliers, les Canadiens traversent l'Atlantique pour participer aux combats. Quelques-uns des habitants de la ville de Québec séjournent au Royaume-Uni. Thalie continue de travailler au sein du service de santé de l'armée canadienne. Sa vie de château est terminée. La maison de convalescence se situe désormais dans les murs d'une petite auberge. Au moment où elle retrouve un cousin éloigné, sa vie bascule. Enfin, un homme lui chavire le coeur, lui fait abandonner toute réserve. L'idylle se déroule dans un contexte dramatique. Tout un royaume multiplie les efforts pour obtenir la victoire finale. Nuit et jour, des avions traversent le ciel pour aller dévaster le pays ennemi. Tout comme les autres habitants de la Grande-Bretagne, Thalie connaît la hantise de recevoir un télégramme annonçant la mort de l'être aimé, ou de le voir revenir avec un corps brisé. Tenant à un fil, son bonheur n'en est que plus précieux. Son contact avec sa famille restée au Québec consiste en un va-et-vient irrégulier de lettres. Heureusement un nouveau réseau de relations la soutient en ces heures difficiles. " -- 4e de couv.

1885. La variole continue de faire des victimes. Démoralisés par les milliers de morts et de survivants défigurés, les Montréalais cessent leur résistance. Les réfractaires sont traduits devant les tribunaux, les juges leur donnant le choix entre la vaccination immédiate ou une amende salée. Pourtant, Félicité et Phébée, maintenant qu'elles ne sont plus pensionnaires chez Vénérance, arrivent à faire abstraction de ce contexte affreux tellement leurs vies sont bouleversées.

1928-1929. Le Québec connaît une prospérité sans précédent que l'on croit sans fin. La modernité paraît s'imposer, tous les appareils électriques promettent une existence si facile. Et pourtant... Le destin des héritiers Picard connaît quelques bouleversements. Édouard constate qu'une épouse ne peut subir tous les affronts sans réagir et il doit faire l'apprentissage de la vie en solitaire. Si Thalie a pu asseoir sa carrière, du côté de ses amours, les choses ne sont ni simples ni vraiment satisfaisantes. Mathieu réussit à donner une nouvelle tournure à ses affaires mais, ce faisant, il se place dans une position de grande vulnérabilité. Eugénie, elle, fait face au chaos et dresse un bilan sans complaisance de son existence.

1967. Depuis qu’il est veuf, Romain a entrepris la rénovation de son logement. Il fait également le grand ménage en se débarrassant avec soulagement de tout ce qui appartenait à Viviane. De son côté, Marie-Paule se marie le week-end de la Saint-Jean-Baptiste. De plus, Pierre et elle font l’acquisition d’un duplex, rue Molson à Rosemont...

1925. Thalie a enfin entre les mains son diplôme de médecine. Elle se rend vite compte qu'il s'agissait de l'étape la plus facile. Il lui reste maintenant à se constituer une clientèle, dans un monde où l'idée qu'une femme fasse carrière soulève tous les soupçons, et à affronter la misère humaine. Heureusement, elle peut toujours compter sur l'appui des membres de sa famille, en particulier sur Mathieu, jeune professionnel qui sera bientôt père.

" 1936. Alors quune génération s'engage dans l'âge mur, lautre commence dans la vie, comme les petits-enfants de Thomas Picard, ceux nés d'Édouard et d'Eugénie. Thomas junior oscille toujours entre ladmiration et le mépris envers son père absent. La solitude semble être son lot. Les trois enfants de Fernand Dupire entament des études supérieures cet automne-là... " -- 4e de couv.

