La saison des mangues introuvables

« Dans les huit histoires pakistanaises entrelacées de La Saison des mangues introuvables, la poussière, la luxure, les doux parfums du jasmin et des mangues côtoient la lutte des classes, la pauvreté et la puanteur de la corruption. Entre Lahore et Islamabad, alors que décline l’ordre féodal du Pakistan à la fin des années 70, gravitent les multiples personnages d’une véritable comédie humaine autour de K.K Harouni, un vieux et digne propriétaire terrien distant, passif et négligent. Ce n’est pas tant lui qui inspire de l’empathie à l’auteur que la chronique multicolore des ouvriers, des serviteurs, des contremaîtres et des comptables qui font marcher la ferme, la maison en ville et la maison de vacances, dont les existences sont peu à peu détruites par l’échec des traditions. À la lecture de ces histoires ciselées sur le Pakistan moderne, où le bonheur est rare et le destin inévitable, on n’est pas sans penser à Shakespeare, à Tchekhov et aux Gens de Dublin de Joyce...
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