Romans

Un écrivain raté, éternel adolescent qui vit aux crochets de sa femme, est bouleversé par la naissance du petit Felipe, leur fils trisomique. Il refuse d'assumer son rôle de père dans un premier temps, puis grandit au rythme des découvertes et des moments partagés avec son fils.

Narcopolis s'ouvre à Bombay, en 1970, quand nous faisons la connaissance de Fossette, eunuque et prostituée. Elle est hôtesse dans une fumerie d'opium de Shuklaji Street, la principale artère du quartier rouge. Tandis qu'elle préside au cérémonial de la drogue, elle aime partager sa vision du monde avec la faune qui fréquente son établissement : Rumi, dont la drogue de prédilection est la violence elle-même, Newton Xavier, peintre fameux qui cherche l'adulation tout en la rejetant violemment, de même que toute une galerie de poètes, de prostituées, de souteneurs et de gangsters.

Au lendemain du 11 septembre 2001, presque cinquantenaire, Francis Newton Xavier quitte New York pour retourner en Inde, son pays natal. Son voyage l'amène à retracer sa trajectoire personnelle, de ses débuts aux côtés de poètes étranges de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises. Un récit sur l'idée que la vie d'un artiste est sa première et plus importante oeuvre.

Dans les années 1970, le narrateur vit dans les bas-fonds de Bombay, au coeur de la fumerie d'opium de Rashid. Il cherche à s'évader de cet univers délétère composé de dealers, maquereaux, touristes, junkies et de son amour pour Dimple, un jeune eunuque prostitué. Il y parvient mais lorsqu'il revient, guéri de ses obsessions, c'est pour constater que tous ceux qu'il a aimés ont disparu.

Les Bidim représentent les aléas de la vie. Ce roman décrit le parcours d'une femme malmenée par le destin, une djok, mot créole qui se rapporte aux âmes robustes et persévérantes. Dans la Guyane des années 1950, pendant la guerre d'Algérie et au sein de la société française, Ambrosia Nelson subit la violence des hommes et la surmonte grâce à des rencontres salvatrices.

Zoé Rose s'interroge. Sur le corps et sur l'amour, la volonté et le désir, la création et l'intellect. On la rencontre alors qu'elle commence les études en histoire de l'art qui la mèneront à l'écriture d'une thèse sur Refus global, puis à l'enseignement. Chemin faisant, elle observe en même temps qu'elle les vit les inégalités entre les sexes, les classes sociales, les statuts économiques...

France Théoret peint ici une certaine réalité du Québec des années 50. Elle dénonce l'ignorance et le dénuement extrême, tant matériel qu'intellectuel, qui étaient le lot de nombreuses familles de Canadiens français.

Deux hommes dans la force de l'âge. L'un éditeur, l'autre romancier. Ils occupent la scène publique, accèdent au sommet de leur carrière. Ils ont convenu de publier une nouvelle édition du roman à succès Le batailleur, que le créateur pourra retoucher de bon gré. Un contrat est signé, que le romancier finit par contester en justice. Le procès dure quinze ans. Avec leurs avocats, ils seront quatre face au juge. Avec ce roman incisif et saisissant, France Théoret dissèque au scalpel la suffisance, la domination et le mensonge de la joute masculine qui s'affirme par la virilité intellectuelle. Les querelleurs fait le récit d'un procès littéraire, mais inculpe au passage une littérature dominée par les hommes.

À quinze ans, forcée de s’exiler avec sa famille dans un hôtel de campagne acheté par ses parents, la narratrice voit surgir les obstacles devant son désir d’apprendre. Celle qui se promettait un avenir auquel elle accéderait par les études se retrouve dans une fiction sordide, faite de services obligatoires, de buveurs invétérés, de sorties arrangées avec des maris potentiels dans d’autres hôtels de campagne. Fille à vendre, elle ne souhaite qu’une chose : regagner Montréal et faire de sa vie une œuvre d’art.

« Ai-je la foi ? » Telle est la question qui hante la jeune narratrice de ce roman, en attente de LA révélation. Le Québec des années 1950, dominé par le clergé, imprègne de son discours religieux toutes les sphères de la société. Nul n'y échappe. Les filles sont nées pour servir, faire don d'elles-mêmes, elles doivent cultiver l'humilité. Aspirant à une éducation qui élèverait sa pensée, incapable de s'identifier au rôle qu'on attend d'elle, la protagoniste ne sait vers qui se tourner pour la guider.

