Romans

La vie quotidienne et mouvementée d'une famille turque

Londres, 2010. Ada, 16 ans, est rattrapée par l'histoire d'amour inconcevable de ses deux parents, Kostas et Defne, qui se sont connus en 1974 à Chypre, en pleine guerre civile.

Jadis bâti par un riche Russe pour son épouse dépressive, cet immeuble d'Istanbul semblait promis à un avenir paisible. Si l'édifice a gardé son élégance d'antan, il est aujourd'hui infesté par la vermine et les ordures. Cette fiction déambule entre les membres aussi excentriques qu'attachants de cette petite communauté d'un quartier populaire.

Esma, une jeune femme kurde qui vit à Londres, tente de comprendre pourquoi son frère Iskender a assassiné leur mère, Pembe. Elle retrace l'histoire familiale, des rives de l'Euphrate à l'Angleterre, où le poids des traditions va rattraper des femmes qui ont cru à la liberté et à l'amour.

La dépression post-partum est abordée de manière onirique et autobiographique par E. Shafak, qui en a fait l'expérience après la naissance de sa fille. Six personnages, djinns ou matriochkas, forment le choeur des voix qui agitent la jeune mère : la cynique Intellectuelle, l'insolente Ambitieuse, la Rationnelle et l'humble Souffle, la Maternelle et la sensuelle Miss Satin Passion.

1946, Juliet cherche une nouvelle idée de roman. Sa correspondance avec un habitant de Guernesey va lui en apporter une.

Dans Un voyage à Ur de Chaldée, David Shahar poursuit l'évocation de la Jérusalem de sa jeunesse commencée avec Le Palais des Vases brisés (Gallimard, 1978). Ce roman qui d'ailleurs peut se lire indépendamment constitue le second volet d'une trilogie. De nouveaux personnages prennent place, d'autres se précisent sur la vaste fresque animée, tel le petit Sroulik dont l'auteur raconte ici la jeunesse, les luttes, les rêves et les amours.

Un des romans qui constituent Le Palais des vases brisés, où un petit groupe d'amis, Juifs et Arabes, musulmans et chrétiens, vivent dans la tolérance jusqu'aux émeutes arabes de l'été 1936 à Jérusalem.

Jérusalem d'avant la Seconde Guerre mondiale revit grâce à un narrateur à la recherche du temps perdu. Les «vases brisés» sont sans doute ceux du palais de la mémoire : ils sont aussi ceux, très réels, qui servaient à tirer l'eau du puits de la maison d'enfance. Ils font enfin allusion à une idée théosophique audacieuse : la «brisure des vases» est un accident cosmologique dû à l'abondance divine, qui expliquerait l'origine du mal.

Ali Sikandar, étudiant pakistanais, est aussi reporter pour une chaîne de télévision. Fin 2007, il est chargé de couvrir le retour de Benazir Bhutto au Pakistan, ce qui change le regard critique qu'il porte sur son pays. Une oeuvre qui retrace aussi l'histoire de la région du Sindh.

