Romans

Alors qu'ils sont enfouis sous une congère, après une avalanche, Pascal et Ferdinand, deux alpinistes, retrouvent leur vie d'avant grâce à une médecine révolutionnaire. Ils reprennent leur conversation là où ils l'avaient arrêtée, un demi-siècle plus tard. ©Electre 2022

Ferdinand est chirurgien. Il aime la moto, le foot et la montagne. Quand Eléonore, sa femme, le quitte, il rencontre Paola au café de l'Etoile du Nord, dans un Paris imaginaire. S'il reste parfaitement concentré sur son activité de chirurgien, il est cependant désorienté dans sa vie amoureuse et consulte plusieurs fois par semaine Valentin, médecin des âmes. ©Electre 2015

Basé sur des faits vécus qui ont traumatisé le petit village de Saint-Léon-de-Stanton, au point que les séquelles s'en font sentir encore aujourd'hui, le livre nous replonge dans le Québec profond à l'époque de la Grande noirceur, quand l'Eglise toute puissante dictait la conduite des catholiques du berceau jusqu'au tombeau. La dalle des morts raconte l'histoire insolite, macabre, tragique et, par moments, ahurissante d'une guerre ouverte entre un curé et ses ouailles autour du déménagement du cimetière paroissial. Peuplé de personnages plus grands que nature, écrit dans le style coloré de cet auteur prolifique, La dalle des morts est un roman étonnant, qui montre la vie dans le Québec rural à une époque aujourd'hui difficilement imaginable.

La maison était bâtie selon les proportions étriquées des vieilles demeures. L’escalier étroit avec, à mi-hauteur, au tournant, un palier vaste comme une pointe de tarte, donnait l’impression d’évoluer à l’intérieur d’une maquette mal dépliée. Les boiseries, les moulures, nappées de couches de peinture successives, recouvertes d’un généreux crémage, me fascinaient ; repeindre le monde pour arrondir les angles et noyer les aspérités.

« Je me souviens que je ne portais même plus attention à Clara et Nicolas… dans les eaux troubles de l’aquarium, des ombres passaient, furtives… l’impression d’être entouré d’énormes bêtes marines dont jamais je n’eusse cru l’existence possible sans les voir de mes propres yeux… monstres fabuleux sortis des profondeurs abyssales… j’étais paralysé… devant moi… des poissons tout tordus, nageant la bouche ouverte, des dents énormes, le regard… pétrifié, ou qui me pétrifia, peut-être m’évanouis-je, je ne sais plus, probablement pas puisque personne ne vint à mon secours. Je me souviens qu’au point culminant de cette crise… à travers le verre, l’eau, je crus voir les formes brouillées de Clara et Nicolas, crus voir Nicolas toucher subrepticement la main de Clara, lui caresser le bras tandis que passait devant eux un coelacanthe, peut-être se regardèrent-ils tendrement, je ne sais pas, en fait, je ne pourrais jurer de rien, je n’étais alors que l’ombre de moi-même… » 2014.

Les vacances se terminent et Antoine a décidé de ne pas rentrer dans son pays. Il aimerait que Clara, sa femme, reste avec lui. Il souhaite recommencer sa vie avec elle ici, dans Lisbonne où tout lui paraît à nouveau possible. Mais Clara préfère rentrer à Montréal.

Dans Filles impertinentes, l'écrivain britannique Doris Lessing renoue avec une veine plus autobiographique, toujours mêlée de fiction, en évoquant notamment l'arrivée de sa mère en Rhodésie, l'actuel Zimbabwe, et sa propre enfance puisqu'elle avait six ans lorsque ses parents s'installèrent dans ce pays. La romancière, auteur d'une soixantaine de livres, a écrit deux ouvrages autobiographiques, Dans ma peau et La Marche de l'ombre, tandis qu'elle avait raconté l'histoire de ses parents dans Alfred et Emily paru en 2008. (lefigaro.fr)

La grande ville est livrée à la désorganisation. Des bandes de marginaux font régner la terreur. Une femme assiste, songeuse, à cette désagrégation d'une société.

Une journaliste à la mode, proche de la cinquantaine, se lie à une femme malade et misérable. Une tentative d'apprivoisement de l'une par l'autre, les combats désespérés de la vieille dame pour sauver son autonomie.

Au détour d'un été de solitude, une femme expérimente diverses voies d'existence qu'elle aurait pu suivre.

