Roman historique

Pendant l'été 1940, Lucien et sa famille se préparent à faire les moissons. De jour en jour, ils voient grossir le flot des personnes jetées sur les routes par l'avancée de l'armée allemande. Confiants dans les capacités des troupes françaises, ils en profitent pour commercer avec les exilés, mais doivent bientôt eux aussi prendre le chemin de l'exode. ©Electre 2018

Agathe de Saint-Père connut un destin à la mesure de son tempérament. Audacieuse, elle créa la première manufacture de tissage au Canada et devint une commerçante prospère. Ce fut elle aussi qui commercialisa le sucre d'érable, qu'elle fit connaître en France. Une maîtresse femme et une femme de passion!

Il y a eu plusieurs croisades d'enfants. Celle-ci est la troisième, racontée par Matthieu le forgeron, qui a juste 18 ans et espère vivre en 1320 la même épopée que son grand-père en 1251.

En mai 1945, les Russes entrent victorieux dans Berlin. Trois ans plus tard, à Léningrad, les vétérans mutilés de guerre sont perçus comme des parasites. Exilés de force à Valaam, une île de Carélie dans le nord-ouest de la Russie, Kotik et Piotr sont de ceux-là. Ils vouent un culte à Natalia Mekline, une aviatrice. Proscrits depuis quatre ans, ils projettent de s'enfuir pour la rejoindre. ©Electre 2018

En mai 1945, les Russes entrent victorieux dans Berlin. Trois ans plus tard, à Léningrad, les vétérans mutilés de guerre sont perçus comme des parasites. Exilés de force à Valaam, une île de Carélie dans le nord-ouest de la Russie, Kotik et Piotr sont de ceux-là. Ils vouent un culte à Natalia Mekline, une aviatrice. Proscrits depuis quatre ans, ils projettent de s'enfuir pour la rejoindre. ©Electre 2019

«Le grand moment était venu. Le barrage roulant s'approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche... Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j'eusse très chaud, ma longue capote et, comme le prescrivait le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s'empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l'assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu'un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit. L'immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge. Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l'excès de bonheur.»

Ce livre, dont une première version fut rédigée naguère en Albanie, a été enrichi au cours de l'exil de Kadaré en France. Une métaphore antique de toutes les utopies meurtrières.

Mars 1937. Un présage indique, à l'endroit d'où partent les bacs qui traversent l'Ouyane maudite, qu'il faut construire un pont. Chronique journalière de l'édification du premier pont de pierre de l'Albanie, par le moine Gjon, avec le malheur qui entoure cette construction.

En juin 1934, Joseph Staline passe un court appel à l'écrivain Boris Pasternak au cours duquel ils auraient évoqué le poète Ossip Mandelstam qui venait d'être arrêté. Cette conversation a donné lieu à de multiples rumeurs et interprétations qui ont contribué à affaiblir l'image de l'écrivain. Ce roman fait revivre cet épisode pour en décortiquer les différentes versions. ©Electre 2022

Rome, à l'automne 93. Les gens meurent autour du sénateur Publius Cornelius qui se sent menacé. L'empereur Domitien en veut aux sénateurs qui ont condamné son ami Baebius Massa. Lucretia, la femme de Publius Cornelius, se rend au Palatin pour sauver son mari. Alors que la rumeur d'un complot républicain se propage, les riches Romains assistent à la lecture publique d'un certain Pétrone. ©Electre 2021

