Comprendre le monde

La transmission d’une langue commune est un véritable combat que mène le professeur de linguistique Alain Bentolila. Il explique le cheminement de l’enfant qui vient aux mots et qui comprend avant de parler.

Une exploration des différentes théories et cliniques de la dépression au XXIe siècle, dans un contexte d'abandon par la psychiatrie de toute théorie au profit d'une surmédicalisation qui ne traite que les symptômes. L'auteur invite à penser autrement le mal-être dépressif, en lui donnant un sens dans l'histoire du sujet ainsi qu'en reconnaissant sa fonction dans l'existence. ©Electre 2024

«Si je comprends bien, la peine de mort, c'est pour la victime, la prison, c'est pour le coupable, et perpétuité, c'est pour la famille.» Telles furent les paroles d'une mère dont la fille avait été assassinée, à l'annonce du verdict. C'est ainsi que peuvent se résumer ces drames d'origine criminelle. Mais quand les organes de la justice font preuve de «négligence», pour ne pas dire de dysfonctionnements, le combat qui s'engage, épuisant et sans fin, peut-il aboutir à une conclusion «réparatrice» du mal induit, si tant est que cela soit possible ? C'est ce combat qu'a mené, avec courage et détermination, Sénussia Benyoucef, à la suite du prétendu «suicide» de sa soeur, une affaire trop vite classée. Pourquoi ? L'État ne se tromperait-il donc jamais, serait-il incapable de faire son mea culpa face à des évidences criantes ?

Les deux auteurs, l'un musulman, l'autre prêtre catholique, racontent leur cheminement dans leur foi respective et comment ils en sont venus à connaître et à respecter la religion de l'autre; ils sont favorables au dialogue entre chrétiens et musulmans.

Chroniques de quelques grands criminels qui ont marqué l'histoire : Madame Lafarge, les sorcières de Salem, l'histoire de l'Auberge rouge de Peyrebeille, etc. ©Electre 2015

Promenade au coeur des demeures les plus prestigieuses de France, entre 1870 et 1914. On y voit les fastes de Boni de Castellane, les extravagances de la princesse de Broglie, les fantaisies d'Alice de Monaco, les chasses de la duchesse d'Uzès, les palais des Rothschild, les châteaux des lettres d'Edmond Rostand ou d'Alphonse Daudet et ceux de Rosa Bonheur ou Sarah Bernhardt.

En 2002, capturé mourant à la suite d'une attaque américaine en sol afghan, le Canadien Omar Khadr est jeté dans l'enfer de Guantanamo Bay, où il croupira pendant 10 ans sans espoir de procès digne de ce nom.

L'humanisme s'effondre chaque mois davantage. Fossoyé par les fomenteurs de haine à grande écoute, les ravages sont simultanément subreptices et visibles à l'œil nu : sous l'impulsion des populo-racistes promoteurs de la théorie complotiste du Grand remplacement, les frontières de l'humanité se referment au gré d'une manipulation fulgurante des esprits. Pris au piège de la néo-économie et de l'insécurité identitaire, nul besoin pour la population de chercher quelconque coupable, celui-ci lui étant pointé tant par les Bock-Côté, Orban, Zemmour et Trump : l'immigrant et l'État de droit, jadis protégés par la morale et l'impératif, font depuis l'objet de condamnation à perpétuité.

Les scientifiques ne s’entendent pas : notre quotient intellectuel collectif est-il vraiment en chute libre ? Sommes-nous toutes et tous de plus en plus bêtes ? Qu’on soit d’accord ou non avec cette hypothèse, force est de reconnaître que la bêtise se fait maintenant bruyante, inonde les réseaux sociaux et rassemble les foules, gravit les plus hauts échelons et infecte les parlements du monde entier. Dans ce recueil rassemblant ses meilleurs écrits et des textes inédits, Frédéric Bérard s’attaque à la bêtise, qu’elle prenne la forme d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay, de complots aux thèses science-fictionnelles ou encore de refus de reconnaître le racisme systémique.

Dans ce nouveau recueil rassemblant ses meilleurs écrits, Frédéric Bérard peint avec franchise et sensibilité le portrait d’une année marquée par des polémiques aux allures de numéros de cirque. Il insiste : derrière les jongleurs et les clowns, la crise climatique continue de s’amplifier et les maux sociaux s’enveniment. Pour l’auteur, ce n’est qu’en cessant d’écouter ces commentateurs et autres illusionnistes s’époumonant en chœur que nous pourrons nous attaquer aux vrais défis de notre époque.

